On sait généralement que le chien peut être parasité par des tiques toute l’année, et particulièrement en automne, une saison propice à leur prolifération. Et le chat ? Même s’il n’est pas l’hôte préférentiel des tiques, il est tout de même possible de retrouver régulièrement des tiques sur des animaux qui ont un accès libre à un jardin, un parc ou un bois. On peut trouver des tiques fixées sur l’ensemble du corps, mais leurs sites de prédilection sont les zones glabres et à peau fine comme la face, les oreilles, les régions inguinale et péri-anale. Compte tenu de son comportement assidu de toilettage, il est normal de retrouver un plus faible nombre de chats infestés de tiques.

En Europe, les tiques sont présentes partout, et en France, 3 espèces principales de tiques dominent : Dermacentor reticulatus, Ixodes ricinus et Rhipicephalus sanguineus. Aucune partie du territoire n’est épargnée par la présence d’une ou plusieurs de ces tiques. Une étude européenne (France, Allemagne, Espagne et Hollande), réalisée en 2013, a montré que plus 85 % des tiques retrouvées chez le chat sont de la famille des Ixodes. Ce sont des tiques, particulièrement actives au printemps et en automne, vivant dans les zones boisées et péri-urbaines, et qui aiment les milieux à climat tempéré (7-20°C) et humides (>70%).

Outre leur aspect repoussant et le risque d’irritation locale à l’endroit de la piqûre, le risque majeur vient de la transmission au chat d’agents pathogènes et de maladies associées, au moment du repas sanguin. Moins bien connues que chez le chien, ces maladies dites vectorielles se traduisent souvent par un accès aigu de fièvre et de fatigue chez les chats infectés.

Pour prévenir ces risques, deux mesures indissociables sont à adopter :

  1. La première consiste à examiner les chats de façon régulière après leur sortie et à retirer manuellement les parasites à l’aide d’un crochet tire-tiques. Cette opération est cependant fastidieuse et on ne peut pas être certain d’avoir retiré la totalité des tiques, y compris les larves, de petite taille et qui peuvent dans certains cas se nourrir sur le chat.
  2. C’est pourquoi il est important de protéger les chats toute l’année avec un antiparasitaire externe efficace contre les tiques. Le choix d’un antiparasitaire à longue durée d’action et possédant une efficacité acaricide rapide permettra de réduire au maximum les risques. Demandez conseil à votre vétérinaire !