Dans tout chat sommeille un fauve, plus ou moins éveillé. Certains matous se comportent comme des adorables peluches : Les Ragdolls, par exemple, sont de véritables « poupées de chiffons », toujours zen ! D’autres races ont un tempérament bien affirmé, mais pas moins charmant : les Savannah, issus de croisement avec des servals sauvages, ont gardé un caractère plutôt méfiant et ombrageux. Certains Siamois ont aussi un sacré caractère !

Mais que se passe-t-il quand un chat est agressif envers son propriétaire ? Pourquoi un chat mord -il ou attaque-t-il vos mollets ?.. et surtout, comment l’en empêcher avant que la situation ne devienne incontrôlable ou dangereuse ?

 

Les chats, des prédateurs innés

Son tempérament de prédateur fait que le chat peut manifester, de façon tout à fait normale, des conduites agressives. Ce n’est pas un problème, sauf si les morsures et griffures deviennent trop fréquentes ou provoquent des blessures.

L’agressivité du chat envers l’humain n’est pas rare : 10 à 25 % des chats sont concernés, et l’agressivité est, après la malpropreté, le deuxième motif de consultation vétérinaire en comportement.

 

Les différents types d’agression du chat

Le chat peut attaquer pour différentes raisons. Lors de ces phases d’agressivité, il éprouve une émotion plus ou moins marquée :

  • L’agression territoriale et maternelle : elle vise à écarter un intru d’une zone où il n’est pas désiré. Le chat se fait alors menaçant, et va même jusqu’à poursuivre et mordre cruellement son adversaire. C’est ce qui se passe dans le jardin, quand le chat des voisins tente une approche !
  • L’agression par peur : un chat effrayé et qui ne peut pas s’enfuir ou s’échapper risque d’attaquer. C’est le cas typique du chat terrorisé qui feule et crache dans sa boîte de transport. Les pupilles dilatées, il peut attaquer très rapidement et très violemment et il ne s’interrompt que si l’intrus se retire.
  • L’agression de prédation : lorsque le chat se met à l’affut, trépigne, et se jette brusquement sur vos mollets, sachez qu’il vient de terrasser une proie ! Ce comportement est normal, sauf s’il devient gênant : si votre chat ne s’en prend plus à son jouet ou à une mouche, mais à vos mains ou à vos pieds, et qu’il vous blesse, ce n’est pas tolérable.
  • L’agression par irritation : elle peut être liée à une douleur ou à une frustration. L’attaque est parfois précédée par un discret mouvement de la queue ou des oreilles, parfois un grondement bref. Le chat attaque alors, et s’enfuit. C’est la situation classique du chat qui se lasse des caresses et mord la main de son propriétaire.
  • Les agressions « redirigées » sont liées à la frustration : c’est la situation classique du chat qui voit par la fenêtre un intrus dans le jardin : comme il ne peut pas le pourchasser, il attaque brutalement le chien qui dormait dans son panier !

Enfin, certains chats ou chatons transforment les parties de jeu en un véritable enfer : ils ne contrôlent pas leur force et blessent leurs propriétaires lorsque leur excitation devient extrême. C’est ce qu’on appelle un déficit des autocontrôles.

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