Le jeu tient une très grande place dans la vie des chats. A l’origine, il est « réservé » aux jeunes chatons qui, à l’état sauvage, remplacent cette activité par la chasse dès l’âge de 8 semaines. Mais, depuis sa domestication, le chat a modifié certains traits de son comportement : la proximité avec les humains a favorisé la persistance de ce caractère juvénile. C’est ce qu’on appelle la néoténie.

Pour rester en forme, le chat, où qu’il vive, a besoin de dépenser son énergie et d’avoir une activité physique, comme tout le monde !

 

L’acquisition des autocontrôles chez le chaton

Tout petit, le chat commence par se bagarrer avec ses frères et sœurs. Quel bonheur ! Toutes les postures et tous les comportements futurs commencent à se mettre en place lors de ces joutes amicales : poursuites, menaces et face-à-face sont une bonne occasion de se tester en s’amusant.

Mais ces jeux permettent aussi d’acquérir des autocontrôles : se bagarrer, c’est drôle tant qu’on ne se fait pas mal ! Le chaton apprend donc à s’arrêter à temps et à contrôler ses morsures et ses gestes. Tous les autres chatons de la portée participent à cet apprentissage, mais c’est la chatte, en bonne mère attentive, qui joue le rôle le plus important. D’un coup de patte, elle « calme » les chatons les plus exubérants et leur apprend avec patience les limites à ne pas dépasser : un jeu ne doit pas blesser, et aucune morsure ou griffure ne doit faire mal, ou sinon, gare !

C’est d’ailleurs une des raisons essentielles pour lesquelles il ne faut jamais séparer une chatte de ses chatons avant 2, voire 3 mois : le rôle éducatif de la maman est irremplaçable.

 

Le jeu de la chasse chez le chat

Dès l’âge de 4 semaines, le petit félin apprend à chasser. La mère-chatte commence par apporter des proies mortes à ses petits, puis elle les confronte progressivement à des tâches plus complexes : affut et capture d’une sauterelle, quelle aventure ! Plus tard, les objets qui imitent ce type de proie déclencheront le réflexe de chasse : un objet de petite taille qui « s’enfuit », il faut l’attraper et le croquer.

Ces jeux entre chatons, et plus tard, entre adultes, ont différentes fonctions, même si aucune n’est vraiment confirmée :

  • L’entrainement physique
  • Le développement de la dextérité
  • L’acquisition des autocontrôles
  • et, sans doute, tout simplement, le plaisir !
  • Le jeu, ou comment le chat s’occupe en appartement.

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Un chat qui vit seul en appartement peut facilement s’ennuyer. Bien sûr, chaque chat est différent, mais les moments de jeux sont, le plus souvent, des rituels très appréciés. Ils renforcent le lien entre le chat et son propriétaire, et permettent de s’amuser et de se détendre.

  • Un plumeau, agité de manière saccadée, fera le bonheur de la plupart des chats.
  • Une balle rebondissante peut aussi beaucoup l’amuser.
  • Tout ce qui pend, roule ou frétille peut faire l’affaire.
  • Certains jouets plus complexes, qui exigent stratégie et persévérance, conviendront particulièrement aux chats les plus agités.
  • Pour les plus timides, un lieu où se cacher à proximité et une semi-pénombre seront parfaits.

Il est parfois supposé que les jeux sur écran ou utilisant un laser sont néfastes, car aucune « capture de proie », qui déclencherait l’apaisement, ne peut se produire. Ces jouets génèreraient par conséquent de la frustration ; c’est une hypothèse controversée.

 

Attention aux jouets dangereux pour les chats

Lors du jeu, si votre chat saisit sa « proie », il ne doit pas pouvoir la manger : s’il parvient à détacher des morceaux de son jouet et à les avaler, en effet, des problèmes digestifs, voire une occlusion peuvent survenir. De la même façon, les ficelles et rubans peuvent provoquer de graves problèmes s’ils sont déglutis : la langue des chats est garnie de petits spicules recourbés vers l’arrière : si un chat saisit et lèche un fil de laine, par exemple, il ne peut plus le recracher et l’avale irrémédiablement. Ce fil peut alors se loger jusque dans l’estomac ou même dans les intestins et provoquer la mort de votre compagnon. Il convient donc d’être très prudent.

 

Le jeu, amusant mais pas violent chez le chat !

Lors des jeux, les griffures et les morsures ne doivent pas blesser, et aucune marque ne doit apparaitre sur vos mains ou toute autre partie du corps. Si votre chat se montre brutal, ou s’il s’énerve, il est important d’interrompre immédiatement le jeu en s’immobilisant et en indiquant un « non » sonore. C’est le seul moyen de faire stopper ce comportement qui trahit souvent un déficit des autocontrôles et peut s’avérer déplaisant, voire dangereux pour toute la famille.

Il est important de recommencer la « leçon » et de procéder toujours de cette manière chaque fois que le chat s’énerve. En revanche, l’agitation, ou pire, les punitions, dans un tel contexte, risquent d’augmenter l’excitation et de s’avérer contre-productives. Il faut les éviter à tout prix.

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