« Mon chat urine hors de sa litière », « mon chat fait parfois pipi sur les lits »… Combien de fois a-t-on entendu ce genre de commentaire ? 1 propriétaire sur 3 a déjà eu affaire à des problèmes de pipis inadéquats. Que faut-il en penser ?

 

Le chat, un animal propre et exigeant

D’abord, le chat est un animal un peu délicat : dans la nature, il choisit toujours ses toilettes avec beaucoup de soin. D’ailleurs, il est naturellement propre dès son plus jeune âge grâce à l’éducation donnée par sa maman.
Un endroit propre, aéré, et assez large, au sol souple et meuble, où il est à la fois :

  • un peu caché, pour être en sécurité,
  • mais où il peut surveiller son environnement,
  • et surtout, situé très loin de son aire de repas…

Voilà ce que votre chat apprécie pour faire ses besoins.

Dans un appartement, ces critères ne sont pas toujours faciles à réunir. Et malheureusement, il suffit que la litière ne soit pas tout-à-fait aussi propre ou aussi accessible et « confortable » que votre chat le souhaite, et il choisira un autre endroit. Un lit est toujours plus accueillant qu’un endroit mal aménagé.

 

Des toilettes sur-mesure pour mon chat

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Il peut être souhaitable d’essayer différents types de litières pour que votre chat choisisse celle qu’il préfère. De même, certains chats s’accommodent d’une caisse « fermée » tandis que d’autres s’y sentiront confinés. La porte n’est pas toujours appréciée, et des bords trop hauts peuvent gêner un chat arthrosique.

Enfin, il ne faut jamais oublier que même si le chat recouvre ses excréments, une litière « utilisée » est comme un WC dont on n’aurait pas tiré la chasse d’eau. Au bout d’une journée, c’est insupportable. Il faut donc nettoyer la litière très régulièrement pour que l’endroit reste aéré et propre, sans odeur désagréable. Un nettoyage par jour est un minimum (pour enlever les zones souillées), un grand lavage du bac (avec récurage et désinfection) est indispensable tous les 3 à 5 jours.

De même, lorsque plusieurs chats cohabitent, il peut être souhaitable de multiplier le nombre de litières – personne n’aime beaucoup partager ses toilettes : une litière par chat + une est un nombre adapté pour que la cohabitation sanitaire se passe bien : ainsi, si l’on a deux chats, on installera trois litières, et si l’on en a 4, 5 litières sont idéales.

 

Malpropreté de mon chat : quelles causes possibles ?

Lorsque le chat n’utilise pas sa litière, ou dépose ses urines à d’autres endroits de la maison, une démarche rigoureuse s’impose.

1ère étape : La litière est-elle adaptée ?

Peu accessible, mal nettoyée, équipée d’une porte inquiétante, d’un toit déplaisant : de nombreux critères de confort peuvent déplaire à votre chat. Il est ainsi essentiel de tenter des changements en faisant preuve de patience et de bon sens pour comprendre ce qui pourrait améliorer la situation.

 

Dans le même temps : mon chat est-il malade ?

Un chat diabétique urine des quantités très importantes, de sorte que des accidents hors litière peuvent survenir. De même, les chats atteints de cystite (inflammation de la vessie) souffrent d’envies impérieuses et urinent souvent n’importe où. Enfin, les chats qui souffrent d’arthrose ont parfois du mal à accéder à leur litière à cause de leurs articulations douloureuses. Tous ces exemples nous incitent à retenir une chose essentielle : lors de malpropreté, le premier réflexe est de consulter un vétérinaire. Le professionnel de santé fera le point sur ce qui se passe et surtout, vérifiera que le chat est en bonne santé : palpation, ECBU (examen d’urine) ou radios seront alors à l’ordre du jour.

 

Mon chat est-il stressé ?

Cette question revient souvent. Le stress n’est pas la première cause de malpropreté, mais il arrive qu’il soit responsable de ces incidents.
Parfois, le stress est déclenché par une expérience douloureuse liée à la litière. Par exemple, un chat souffrant de calculs urinaires associera la douleur qu’il a ressentie à l’endroit où il fait ses besoins. Il ne voudra plus aller dans la litière car il en gardera un souvenir déplaisant.

De la même façon, si les différents chats de la maison ne s’entendent pas très bien, et que le nombre de litières est insuffisant, des bagarres peuvent survenir et générer du stress qui restera associé aux toilettes et incitera le chat à faire ses besoins ailleurs.

Enfin, lors de stress de déterritorialisation, le chat peut déposer des marques urinaires dans la maison. Le stress de déterritorialisation se manifeste quand le chat perd ses repères. Les chats sont très attachés à leur territoire, ils le marquent en frottant leurs joues, leurs babines ou leur tête sur différents supports. Ils déposent ainsi des phéromones, véritables « balises » olfactives qui leur servent à se repérer. Lors d’un déménagement ou si l’on change les meubles de place, le chat peut perdre ses marques. Désorienté et stressé, il les remplace alors par des marques d’urine : dans ce cas, il dépose un « spot » vertical sur un support bien visible. C’est sa façon de se rassurer.

 

Quel remède face au stress de mon chat ?

Dans ce contexte, votre chat a besoin de votre aide : remettre les meubles en place lorsque c’est possible, utiliser des sprays ou des diffuseurs de phéromones, et optimiser leur action déstressante grâce aux plantes : la valériane, notamment, a une odeur particulière qui plait beaucoup aux chats. Mais surtout, ses effets apaisants et anxiolytiques naturels permettent de lutter tout en douceur contre les effets du stress. En déposant du spray partout où votre chat dépose des urines, et là où il devrait frotter ses joues, vous l’aidez à se sentir apaisé : le rôle antistress de l’herbe à chat est bien connu et permet d’apaiser les situations anxiogènes.

D’autres solutions naturelles, sous forme de compléments alimentaires, peuvent aussi apporter de l’aide aux chats en situation de stress.

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