Un parasite qui s’accroche dans la peau et se nourrit du sang des mammifères et des oiseaux pour se développer puis se reproduire, qui transmet des maladies graves, souvent mortelles sans traitement….  Rien que d’y penser c’est effrayant, et ce n’est pas sans rappeler des histoires de vampires ! Le dégoût et la peur que les tiques provoquent chez nous peuvent conduire à des idées fausses sur le sujet. Démontons ensemble ces idées reçues. 

 

Idée reçue n°1 : non, les tiques ne sont pas toutes identiques 

Il existe des centaines d’espèces de tiques différentes dans le monde. Elles appartiennent à deux grands groupes, les tiques dures et les tiques molles. En France, seules les tiques dures sont une menace pour vous ou vos animaux de compagnieTrois genres sont particulièrement présents en France et en Europe : Ixodes, Dermacentor et Rhipicephalus. On parle parfois de tiques « brunes » ou de tiques « blanches » mais les caractéristiques observables à l’œil nu varient en fonction du stade de développement du parasite, ou encore du fait qu’il soit gorgé de sang ou pas. Seuls les vétérinaires et les scientifiques peuvent savoir exactement de quelle espèce il s’agit après une observation minutieuse. 

 

Idée reçue n°2 : non, les tiques ne survivent pas seulement à l’extérieur 

La plupart des tiques font leur cycle à l’extérieur des habitations les œufs sont déposés sur des végétaux et les larves se nourrissent sur de petits mammifères ou différents animaux sauvages. Il existe cependant une espèce de tiques, Rhipicephalus sanguineus, appelée parfois « tique des chenils » qui se cache facilement dans les vieux murs de pierres, et est capable de faire l’intégralité de son cycle dans un chenil, ou même une habitation.  Sachant qu’une tique adulte bien nourrie peut pondre jusqu’à plusieurs milliers d’œufs, imaginez le risque potentiel pour les habitants ! 

 

Idée reçue n°3 : non, les tiques ne transmettent pas que la maladie de Lyme 

Malheureusement, la liste des maladies transmises par les tiques est très longue. La maladie de Lyme ou borréliose est celle qui fait le plus peur, car elle est problématique pour l’espèce humaine. Le chien peut aussi en être porteur.  Chez nos animaux de compagnie on peut citer la piroplasmose, bien connue des propriétaires de chiens car elle peut être mortelle lorsqu’elle n’est pas détectée à temps, mais aussi l’ehrlichiose, l’anaplasmose ou encore l’hépatozoonose. Ce sont les principales maladies, mais les tiques sont capables d’en transmettre bien d’autres ! Et avec les changements climatiques, les risques de voir de nouvelles maladies transmises augmentent. Selon les maladies considérées, la transmission peut se faire en quelques heures, mais plus généralement il faut compter 1 à 3 jours pour que la tique commence à transmettre les agents pathogènes responsables de ces maladies. Quels sont les signes d’alerte ? Comme chez l’Homme, l’apparition de fièvre, de faiblesse ou encore une baisse d’appétit, doivent vous conduire à consulter, surtout si vous avez retiré récemment une tique fixée sur votre animal. 

 

Idée reçue n°4 : non, l’absence de tique visible ne garantit pas l’absence de risque 

Selon les maladies considérées, la transmission de l’agent pathogène par la tique peut se faire en quelques heures, mais plus généralement il faut compter 1 à 3 jours pour que la tique commence à transmettre le parasite microscopique ou la bactérie responsables des maladies les plus courantes chez nos animaux de compagnie. La tique à l’origine du problème n’est donc pas forcément encore visible sur votre chien ou votre chat ! Quels sont donc les signes qui doivent vous alerter ? Comme chez l’Homme, l’apparition de fièvre, de faiblesse ou encore une baisse d’appétit, doivent vous conduire à consulter, surtout si vous avez retiré récemment une tique fixée sur votre animal.  

 

Idée reçue n°5 : non, les tiques ne tombent pas au hasard sur un hôte 

Les tiques ne peuvent ni courir ni sauter, mais elles ne tombent pas au hasard sur un hôte. Les tiques vivent dans des endroits humides et ombragés. Elles ont tendance à se camoufler sur les herbes hautes et les feuillages bas en attendant qu’un hôte passe. Lorsqu’elles ressentent les vibrations, la chaleur et les gaz produits par la respiration d’un mammifère, elles se laissent tomber juste au bon moment et s’accrochent à l’animal qui passe. Une fois qu’une tique s’est attachée à son hôte, elle peut souvent consommer un repas de sang entier sans se faire repérer car elle a préalablement injecté une substance anesthésiante, faisant en sorte que son hôte ne se rende pas compte de sa présence. 

 

Idée reçue n°6 : non les tiques ne sont pas actives seulement par temps chaud 

On sait maintenant que les tiques prospèrent quasiment toute l’année. Avec l’augmentation progressive des températures et les changements de climat, les périodes de gel sont de plus en plus courtes, rendant beaucoup plus facile leur survie. Lorsque la température baisse et que les tiques sont à l’extérieur, elles s’enfouissent sous terre, dans les hangars, sous les terrasses et près des fondations des maisons et hibernent. Dès que la température redevient positive, elles sortent d’hibernation à la recherche d’un hôte pouvant lui assurer un repas sanguin. Lorsque vous emmenez votre chien au parc par une chaude journée d’hiver, ou que votre chat passe de longues heures en extérieur, le risque d’attraper des tiques existe toujours ! Pour ce qui est des tiques du genre Rhipicephalus, capables de survivre dans les maisons, elles peuvent rester actives à l’intérieur, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours par an. 

 

Idée reçue n°7 : non, la protection anti-tique ne concerne pas que les animaux qui vivent à l’extérieur 

Avec les tiques, la vigilance est de mise ! Les tiques se fixent facilement sur un chien ou un chat qui passe peu de temps à l’extérieur, il suffit qu’elles soient dans les parages au moment opportun. Et comme une fois une seule tique fixée, c’est assez pour entraîner la transmission d’une maladie mortelle, mieux vaut prévenir que guérir. Il est donc essentiel d’observer systématiquement et avec beaucoup d’attention votre animal, chat comme chien, dès son retour d’un séjour à l’extérieur : en particulier les zones des plis, les espaces entre les coussinets, ou encore la face et le cou chez le chat. Si vous trouver une tique, retirez-la dès que possible. Et pour optimiser sa protection, si votre animal ne sort même qu’occasionnellement, un traitement anti-tique en prévention est également recommandé. Parlez-en à votre vétérinaire qui vous prescrira la protection la plus adaptée, pour que les temps passés à l’extérieur avec votre chien et votre chat restent un plaisir partagé en toute tranquillité ! 

 

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